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Travail invisible : comprendre et valoriser le travail réel des assistant·es

Grâce à François Granier – sociologue, chercheur associé au Cnam au laboratoire LISE – et ancien responsable des études prospectives à l’Observatoire FFMAS nous pouvons partager la sortie de l’ouvrage « Travail et travailleurs invisibles » (Éditions l’Harmattan, 2026), issu de plus de 200 récits de travail recueillis par la Compagnie Pourquoi se lever le matin !. Il met en lumière un constat fort : une grande partie de ce qui fait la qualité du travail – les ajustements, les émotions, les arbitrages – reste ignorée.

En effet, le débat public parle souvent d’emploi, de salaires ou de temps de travail, mais rarement du travail réel. Une invisibilité qui ne tient pas seulement aux métiers peu reconnus, mais qui traverse l’ensemble des organisations.

Vous pouvez vous inscrire à la présentation de l’ouvrage et à l’échange qui suivra le lundi 8 juin 2026 de 19 à 21 heures dans les locaux de l’éditeur (Paris 5e) grâce à ce lien.

Cet éclairage général que nous vous invitons à consulter dans son intégralité, contribue à une vision plus large de l’invisibilité et un décentrage utile face aux enjeux de reconnaissance des métiers de l’assistanat et du support à l’action managériale.

L’invisibilité du travail, une réalité systémique

Les travaux présentés montrent plusieurs mécanismes d’invisibilisation à l’œuvre rendant l’organisation « aveugle et sourde » à ses propres travailleurs. Le travail réel ne se résume pas aux tâches prescrites. Les émotions et ajustements ne sont pas mesurés. Les indicateurs de gestion simplifient à l’excès le travail.

L’assistanat et l’office management incarnent particulièrement cette invisibilité. En effet, ils assurent la fluidité des organisations (rôle de coordination), absorbent les imprévus et les tensions (travail relationnel), facilitent la performance collective parfois sans être identifiés comme contributeurs.

L’un des apports majeurs de ces travaux est d’inviter à : écouter les récits de travail et reconnaître leur diversité comme une richesse afin de replacer le travail au centre du débat.

Pourquoi cette invisibilité ?

Les systèmes de pilotage privilégient le mesurable au détriment du travail de facilitation non quantifiable car ils peuvent masquer la complexité réelle du travail.

En matière d’assistanat et d’office management, on peut citer quelques exemples de travail réel au regard de ce qui est visible :

  • Anticipation des besoins / tâches réalisées en temps et heure
  • Gestion des relations / agenda et courriels
  • Régulation des tensions / absence de problèmes
  • Soutien stratégique / rarement formalisé

Quelles perspectives pour les assistant·es, les office managers et la FFMAS

Par un compréhension systémique, cet ouvrage ouvre des perspectives pour les assistant·es et office managers afin de mieux raconter leur contribution, construire leur visibilité, renforcer leur position stratégique.

C’est ce que propose la FFMAS au travers de son Observatoire des métiers de l’assistanat :

  • Observer et documenter ;
  • Rendre visible la contribution réelle ;
  • Partager sa veille professionnelle au sein de ses réseaux d’associations et des communautés d’assistant·es.

Nous vous proposons quelques articles déjà produits à ce sujet :

Deux récits de professionnelles de nos métiers sur le thème Travail et handicap publiés sur le site Pourquoi se lever le matin ! qui éclairent particulièrement le travail au-delà des apparences et la richesse de parcours souvent ignorés :

▶️ Je ne suis pas mon handicap, Noëlle, assistante de direction office manager
▶️ Aujourd’hui, j’ai presque envie de remercier mon handicap, Valérie, secrétaire médicale à distance

NDLR : L’image qui associe un iceberg souvent utilisé pour illustrer la différence entre le travail réel et le travail prescrit et un diamant qui symbolise des compétences est un clin d’œil appuyé à l’intervention d’Élodie Guyot, directrice de Terres EFC d’Occitanie lors du 4e congrès régional des assistant·es d’Occitanie | L’IA, même pas peur ! | le 10 avril 2026 à Toulouse.