Ce deuxième volet du triptyque diversité & identité professionnelle / reconnaissance / transformation & performance des organisations est tiré des posts Linkedin de la FFMAS durant le mois des professions administratives.
Alors qu’ils sont présents dans chaque organisation, à chaque niveau, au cœur des activités quotidiennes, les métiers de l’assistanat échappent souvent aux radars. Leurs activités sont similaires à un iceberg dont la plus grande partie n’est pas visible.
Le mois des professions administratives a mis en évidence cette réalité : la visibilité n’est pas seulement une question de présence. Elle dépend aussi de la capacité à nommer, à mesurer, à reconnaître.
Des intitulés qui brouillent les systèmes de classification
La dispersion dans toutes les structures de l’économie donne une variété d’appellations. Les termes se succèdent sans toujours traduire des différences claires de missions. Et cela contribue à brouiller les repères par l’absence d’une dénomination commune.
En conséquence, les professionnels de l’assistanat sont répartis dans une multitude de catégories statistiques et même mélangés avec d’autres (Codification ROME de France Travail, professions et catégories socioprofessionnelles – PCS, dénominations de la fonction publique, Familles professionnelles DARES, NAF et APE des entrepreneurs). Les nomenclatures ne convergent pas, les intitulés se multiplient, les classifications diffèrent selon les contextes.
Le résultat est une fragmentation de la lecture globale du métier : une profession nombreuse, mais difficile à appréhender collectivement.
L’informulé des fiches de poste
Un autre élément contribue à invisibiliser le métier : la manière dont il est décrit. Les fiches de poste énumèrent des tâches. Elles listent des activités, mais elles peinent à traduire ce qui fait réellement le quotidien.
Elles ne nomment pas ce qui est pourtant déterminant :
- l’anticipation,
- la coordination implicite,
- la gestion des relations,
- la mémoire et la traçabilité organisationnelles,
- la résolution des problèmes…
Ce décalage entre le formel et le réel a des conséquences en matière de reconnaissance, d’évaluation et, à terme, de rémunération.Voir article Ce décalage entre le formel et le réel a des conséquences en matière de reconnaissance, d’évaluation et, à terme, de rémunération.Voir l’article Les assistantes-secrétaires : un métier invisible et pourtant essentiel dans le contexte technologique actuel sur le site de l’observatoire de l’infobésité et de la collaboration numérique.
Le chiffrage de la fluidité est impensé
Plus largement, un travail bien fait disparaît souvent dans la fluidité qu’il crée. Les compétences relationnelles et de facilitation sont perçues – parfois même par les protagonistes – comme naturelles, et non comme construites.
Autant de facteurs qui, combinés, rendent la contribution difficile à quantifier. Tout comme l’est la « valeur du sauvé » lors des interventions des sapeurs.
Le plaidoyer de la FFMAS
Comprendre pourquoi un métier est peu visible est une étape essentielle pour lui donner toute sa place. L’invisibilité des métiers de l’assistanat résulte de mécanismes structurels, historiques et organisationnels.
Après avoir mis en lumière les mécanismes d’invisibilité pour clarifier la situation, il reste à s’appuyer sur des mots, des cadres, des référentiels concrets pour construire la reconnaissance.
Le Mois des professions administratives a permis de nommer ces réalités, il ouvre la voie à une reconnaissance plus juste, fondée sur une meilleure compréhension du travail réellement accompli.
Rejoignez la FFMAS et son réseau d’assistant·es
pour faire de l’assistanat un métier reconnu qui se connaît et se reconnaît !
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