Me voilà repartie sur la route de l’agacement. J’exagère peut-être mais, franchement, il y a de quoi ! Tellement de choses sont réinventées et revisitées que l’origine et les essentiels sont perdus. À quoi sert une brillante intelligence quand le bon sens, sa sœur la réflexion et son frère le pragmatisme sont anéantis ? J’en arriverais presque à faire l’éloge de la bêtise tellement je suis agacée. Ok, là j’exagère vraiment mais, dilués dans une gigantesque flaque de soi-disant nouveautés, ces indispensables disparaissent !
Léonie et Mathurin
Gamine je ne supportais pas du tout l’odeur pestilentielle du lisier (pas plus que celle du fumier ou du purin d’ailleurs) que mes ancêtres épandaient sur leurs champs. Je fuyais, ils riaient et effectuaient cette tâche avec tant d’ardeur que je me demandais vraiment pourquoi ils s’infligeaient une telle corvée. Résultat : la terre était riche, grasse, fertile, en bonne santé et les récoltes abondantes.
À ce sujet je ne résiste pas à l’envie d’insérer ce savoureux dessin de Christophe Bertin dit Berth.
Quand ma grand-tante Léonie m’amenait au jardin et au potager je grimaçais encore : une odeur épouvantable due au crottin de cheval et à l’engrais qu’elle répandait méticuleusement. Résultat : ses roses étaient éblouissantes, odorantes et ses légumes savoureux et croquants. Tantine je veux retrouver tes tomates et tes haricots verts qui avaient le vrai goût de ce qu’ils étaient !

Au fait Tantine, tu dois rire jaune de là-haut ! Aujourd’hui nous recevons des leçons de tout un tas de gens qui nous expliquent qu’il faut trier les déchets, ne rien jeter, recycler, faire du neuf avec du vieux… Je te revois en train de conserver précieusement toutes les épluchures, les feuilles mortes, les coquilles d’œufs… que tu nommais “les bienfaiteurs du potager et du jardin” -Tantine cela se nomme du compost-, repriser les chaussettes à l’aide de ton œuf en bois que je conserve précieusement comme un trésor, raccommoder scrupuleusement les vêtements endommagés, transformer une vieille robe très “fatiguée” en une élégante jupe, couper un drap usagé (et brodé par tes soins) pour en confectionner des torchons, nettoyer les vitres avec du papier journal imbibé de vinaigre blanc, confectionner un succulent plat avec des restes… Jeter un simple morceau de pain était inconcevable aussi tu le transformais en chapelure dans un improbable mortier ou tu aillais des croutons revenus dans du beurre pour agrémenter une soupe, une salade, une omelette bien baveuse ou, délice de notre goûter, tu confectionnais du pain perdu. Résultat : tu recyclais et ne gaspillais rien.
Je vais aussi citer mon Tontounet Mathurin, mon grand-oncle. Toute petiote je l’écoutais pourtant attentivement. Avec une puissante conviction et de sa voix de Stentor, il expliquait à ses grands gaillards de fils, neveux et tous les jeunes qui venaient boire ses paroles, combien il était essentiel de comprendre et de respecter la terre et les hommes qui la travaillaient. Je l’entends encore exposer l’importance de débroussailler correctement, de draguer consciencieusement la rivière, d’aligner les arbres aux bons endroits pour stabiliser les sols, de bien choisir les semis, de ne pas planter et semer n’importe quoi n’importe où, de récupérer et stocker le bois mort pour chauffer la maison, de conserver l’eau qui tombait du ciel, d’étudier justement le ciel, les nuages, la lune pour anticiper l’épandage et les semis, de ne jamais détruire un nid, de construire les habitations en fonction du sol, de veiller aux haies… Et Léonie d’ajouter “Si vous respectez dame nature nos yeux profiteront longtemps de sa beauté” et Mathurin souriait. Résultat : il n’y a jamais eu d’effondrement de terrain, de feu dévastateur ou de catastrophiques inondations.
Votre bon sens et votre influence étaient tels que je reproduis encore certains de vos gestes et de vos paroles. Désolée Tantine mais je ne trouve plus de remailleuse pour mes collants filés lesquels coûtent un bras ! Désolée Tontounet mais stocker la bénéfique eau de pluie pose de gigantesques problèmes de nos jours !
Le Paris-Brest de mon enfance
Quel régal ce gâteau ! J’en ai encore des souvenirs émus ! Au fait en connaissez-vous l’origine ? Composé d’une pâte à choux parsemée d’amandes effilées et fourrée d’une crème mousseline pralinée, il a été créée en 1910 par Louis Durand, pâtissier de Maisons-Laffitte dans les Yvelines (La pâtisserie existe toujours), à la demande de Pierre Giffard. Ce dernier souhaitait rendre hommage et commémorer la course cycliste Paris-Brest-Paris de 1 200 km qu’il avait initiée en 1891.
Il y avait un autre objectif : populariser ce sport qui n’était pas encore connu du grand public d’où sa forme ronde en forme de roue de bicyclette ! Le Paris-Brest était destiné à être remis au vainqueur de la course.
Et hop… le Paris-Brest a été revisité ! Je ne doute pas que le pâtissier qui a créé ce superbe gâteau est excellent et que son “Pédalon” doit être succulent mais je m’interroge : où est la roue ? Au passage vous noterez que j’ai changé le nom tout en conservant l’idée du vélo ! Pourquoi vouloir à tout prix revisiter et ne pas créer autre chose ?

Et le secrétariat/assistanat alors !
“Mais que viennent faire Léonie, Mathurin et le Paris-Brest dans le quotidien de ma secrétaire/assistant.e/office manager” devez-vous penser ? J’y viens !
Ce qui m’a fait réagir c’est un article rédigé par Chloé Marriault paru sur le site Les Échos et publié le 10 septembre 2025
Cet article que je vous engage à lire, fait référence à l’expérimentation par certaines entreprises de nouveaux modèles d’accompagnement pour alléger la charge mentale de leurs salariés, en particulier des femmes. L’assistante personnelle devient un levier RH pour soutenir l’équilibre vie pro/vie perso, renforcer l’égalité professionnelle et améliorer la performance globale.
« On voit ça comme un investissement » : ces salariées qui ont droit à des assistantes pour les aider dans leur vie perso
À la lecture de cet article j’ai rajeuni de 50 ans !
Je me suis revue :
- courant chercher, en urgence le soir chez le teinturier, le costume préféré de mon patron et taché le matin. Oui, il avait des costumes, chemises et cravates de secours et ne passait pas sa journée en caleçon ! À côté de son dressing il y avait même une douche et des toilettes.
- inscrire ses 4 enfants dans différents clubs et ateliers après les avoir bien écoutés, bien noté leurs souhaits et être en accord total avec les parents ! Pas simple, vous pouvez me croire, de rester stoïque et impartiale devant les enfants qui voulaient tout faire, leur mère qui ne jurait que par l’élévation spirituelle et artistique et refusait “la violence sportive” (sic) et leur père qui trouvait le rugby “formateur et bénéfique” (sic) ! C’est dans ces moments de légère tension familiale que je me répétais inlassablement la phrase prononcée par ma mère, secrétaire de direction : “Garde bien ta fonction en tête Josette et ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas” !
- commander des douceurs salées/sucrées destinées aux hôtes de marque chez de prestigieux traiteurs qui m’honoraient de gourmandises. Vous devez penser qu’il n’y a rien d’extraordinaire à faire cela sauf quand c’est quotidien, que vous devez impérativement connaître les goûts, allergies, préférences, envies et détestations de chaque hôte et que votre patron veut de l’inattendu et de l’éblouissant ! Prise de tête garantie ! J’observais, questionnais et recueillais ces précieuses informations sur mes petites fiches bristol -bien protégées des regards indiscrets- lesquelles, aujourd’hui, feraient bondir les parlementaires européens et m’amèneraient à être hors la loi.
- composer, avec le majordome, le plan de table d’innombrables et incessants grands dîners dans la propriété solognote et/ou dans l’appartement parisien. Autre prise de tête !
- apaiser Madame sur le choix des mets laquelle changeait d’avis comme de tenue à la vitesse de l’éclair. Le cuisinier, ulcéré, menaçait de démissionner et le majordome restait éloigné. Pas copains du tout le chef et lui ! Je naviguais donc entre Madame et le chef pour calmer les esprits et trouver LA solution qui recevrait l’accord général. Ces considérations indifféraient totalement mon patron qui “nous” faisait confiance et ne voulait rien savoir.
- discuter avec le sommelier, en possession du menu remis par mes soins, sur les vins et alcools servis alors que je n’y connaissais rien ! Madame trouvait cela indigne d’elle, dégradant et considérait que ce n’était pas le rôle d’une maîtresse de maison que de s’occuper de ces “sordides histoires viticoles” (sic) ! Mon patron suivait le sommelier les yeux fermés. Une fois les choix réalisés Madame trouvait toujours à redire : j’ai encore en mémoire une union Roquefort/Vieux Porto qui a duré plus d’une heure ! Le sommelier a gagné et… il avait raison. Le mariage des deux est un délice.
- accompagner les filles, épouses, sœurs… de chefs d’états, de personnalités, de très gros clients dans des boutiques de luxe et faire livrer, à leurs hôtels, leurs multiples achats à la vitesse de la lumière car… “Je veux ma robe pour ce soir” ! Facile à dire, plus compliqué à gérer mais, en efficace magicienne, je dégainais ma baguette et actionnais tous mes leviers !
- sympathiser avec les hommes aux clés d’or des palaces parisiens pour satisfaire une clientèle hyper exigeante et habituée à l’ultra luxe.
- trouver LE chirurgien pour soulager le fils aîné de ses oreilles décollées. Madame, donc sa maman, tellement bouleversée par cette opération, a gardé la chambre une semaine !
- rassurer le fils en question lequel, paniqué par l’opération, passait tous les jours au bureau voir son “papou chéri” (sic). Comme l’emploi du temps de son père était millimétré devinez sur qui le fils déversait son anxiété ?
- penser à toutes les fêtes, tous les anniversaires et trouver les cadeaux appropriés y compris pour les chiens et le perroquet de Madame !
- recoudre un bouton en urgence sur un prestigieux manteau en cachemire de mon patron : “Merci Josette mais vous avez bien fait de choisir secrétariat et pas couture !” m’a-t-il dit en riant. Il avait raison et je lui ai répondu, en riant aussi, que j’allais embaucher mon amie couturière si l’épisode se reproduisait ! Comme j’aurais apprécié la visio pour voir justement mon amie qui me guidait par téléphone mais… pas douée en couture j’étais et le suis toujours ! Pour la petite histoire mon amie Marie m’a fait couper une allumette pour que le bouton reste éloigné du cachemire. Vous voyez d’ici la scène !
J’arrête ma liste car vous n’allez pas en revenir ! Au fait… j’étais secrétaire de direction et pas concierge, ni gouvernante, ni sommelière, ni couturière, ni… ! Si je raconte tout ce que j’ai accompli dans ma carrière les bras vont vous en tomber. En plus de toutes ces activités je tenais mon secrétariat haut la main mais… j’étais passionnée et ne comptais pas mes heures ! Je reconnais, très honnêtement, que ma fiche de paye favorisait mon engagement.
Donc… Je n’ai rien contre Yolo et TDS (cités dans l’article) qui procurent des services réconfortants et adaptés mais je me permets de signaler à PwC, L’Oréal, Sanofi, Pernod Ricard, FDJ et tant d’autres, que des personnes très impliquées qui :
- ne rechignent pas à rendre des services ;
- le font discrètement avec bonne grâce, rapidité et tact ;
- simplifient la vie de leur(s) manager(s) et optimisent leur(s) emploi(s) du temps surchargé(s) ;
- trouvent des solutions à des situations inextricables ;
- alertent sur les incohérences, les erreurs et les dysfonctionnements ;
- prennent sur leur temps pour réaliser des choses futiles dans le simple but de faire plaisir, de réconforter, de rassurer, de dédramatiser ;
- tiennent fermement la barre quand tout va à vau-l’eau ;
- veillent quotidiennement au bien-être de leur(s) manager(s), de leur équipe… de tout le monde ;
- sont les pare-chocs administratifs et émotionnels des multiples pressions des objectifs, des résultats, des contraintes… ;
- voient tout, écoutent, observent et humanisent toutes les relations ;
- orchestrent toutes les énergies positives et productives dans la plus parfaite discrétion ;
- apaisent les tensions et désamorcent les conflits avant qu’ils n’éclatent ;
- gardent leur calme et leur sang-froid quand tout clignote en rouge ;
- dégainent illico presto leurs lances à incendie pour éteindre les feux généralement allumés par d’autres ;
- assurent le quotidien avec brio, bienveillance, dévouement et professionnalisme ;
- anticipent, prévoient, précèdent, devancent toutes les attentes, les besoins, les souhaits et… restent en retrait. J’ose écrire que ces personnes, en 2026, sont encore invisibles. Elles allègent pourtant les charges mentales hypertrophiées des managers ;
existent toujours !
Ces personnes se nomment des secrétaires/assistant(e)s, office managers
et œuvrent chaque jour à vos côtés dans vos bureaux !
Merci de faire circuler l’information. Elle vous a échappé !
Certes, je reconnais avoir rencontré des Cunégonde Michu qui refusaient de prendre en charge tout ce qui n’entrait pas dans leur fiche de fonction. Elles lançaient, furibondes : “Ce n’est pas mon boulot et j’ne suis pas payée pour ça !”. Poignée d’irréductibles laquelle, à mes yeux, était et est le déshonneur du métier, j’affirme que l’immense majorité des S.A.OM accomplit des prouesses forte d’un verbe encastré à la semelle de ses escarpins : SERVIR !
Conclusion à lire sans modération, surtout les jours où votre bon sens semble en RTT !
Comme Léonie et Mathurin Mesdames et Messieurs les managers, faites un geste simple, économique et terriblement efficace : activez votre bon sens. Remettez-le au centre du jeu. Pas seulement un jour par an*, mais tous les jours de l’année. Pas celui très théorique évoqué dans les « slides », mais celui réellement appliqué au quotidien. Celui qui vous fait gagner du temps, de l’énergie et, parfois même, quelques points de tension artérielle !
Vos Secrétaires, Assistant·es et Office Managers ne sont pas des accessoires administratifs ni de simples exécutant.es : ce sont des professionnel.les aguerri.es bardé.es de compétences et de talents insoupçonnés, des stratèges du quotidien, des architectes de fluidité. Ils/Elles savent déjà faire fonctionner ce qui doit fonctionner, améliorer ce qui peut l’être, fluidifier l’existant et repérer ce qui dysfonctionne avant même que vous ne le voyiez.
Leur expertise est un capital.
Leur savoir-faire, un levier.
Leur savoir‑être, un amortisseur de chaos.
Alors, reconnaissez-les. Citez-les. Faites-les briller. Appuyez-vous sur eux/elles pour lancer des idées neuves, oser des pratiques intelligentes, moderniser l’existant. Bref : laissez-les vous simplifier la vie. C’est littéralement leur métier, leur talent naturel et leur super pouvoir.
Le conseil des quatre sages du bon sens
Pour celles et ceux qui douteraient encore de la puissance du bon sens -et donc de celle de vos Assistant·es, Secrétaires et Office Managers- voici quatre auteurs, quatre époques, quatre visions, quatre styles, mais un seul message qui devrait suffire à remettre vos pendules managériales à l’heure.
cette citation je vous invite à passer à l’action dès la lecture de ce billet. Avec une réelle reconnaissance Cunégonde Michu pourrait même se révéler et vous surprendre après son réveil salarial !
“Rien n’étonne plus les hommes que le bon sens. Le bon sens, c’est le génie en bleu de travail.”
Ralph Waldo Emerson, philosophe qui voyait le génie dans la simplicité, rappelle que le bon sens est ce “génie en bleu de travail”. Autrement dit : l’intelligence pratique est précieuse et concrète.
“Les trois éléments essentiels pour réaliser quelque chose de valable sont, premièrement, le travail acharné ; deuxièmement, la persévérance ; troisièmement, le bon sens.”
Thomas Edison, l’homme qui a déposé plus de brevets que certains n’ont d’idées par décennie, place le bon sens au même niveau que le travail acharné et la persévérance. Si lui le dit, difficile de prétendre que c’est un concept mineur. C’est une compétence stratégique laquelle doit être légitimée.
“La solution du bon sens est la dernière à laquelle songent les spécialistes.”
Bernard Grasset, éditeur et observateur acéré, souligne que les spécialistes passent souvent à côté de la solution la plus évidente voire la plus simple. Voilà qui devrait faire réfléchir celles et ceux qui adorent complexifier l’existant.
“Le bon sens est le concierge de l’esprit : son office est de ne laisser entrer ni sortir les idées suspectes.”
Daniel N. Stern, psychiatre et théoricien de l’esprit, décrit le bon sens comme un concierge vigilant. Une image parfaite pour le rôle filtrant et protecteur de vos S.A./O.M : ils/elles trient, sécurisent, fluidifient et empêchent les idées bancales d’entrer et les bonnes de prendre la poudre d’escampette.
En résumé : vous avez déjà les bonnes personnes, les bonnes compétences et le bon sens à portée de main. Il suffit de les écouter, de les reconnaître et… de leur faire confiance. Ma petite touche très personnelle : pensez à les rémunérer à leur juste valeur ! Cunégonde Michu pourrait même se réveiller !
Le fil à couper le beurre n’a pas besoin d’être réinventé. Il a juste besoin d’être utilisé.
Tout est dit !
Josette Dubost
Membre fondateur, expert métier FFMAS
* La journée mondiale du bon sens est le 4 novembre. Lancée dans mes billets relatifs au portfolio ce billet a attendu mars 2026 pour paraître ! Une seule journée lui est consacrée ! Serait-ce la raison pour laquelle le bon sens disparaît les 364 autres jours ?
PS : autre petite touche encore très personnelle : 8 mars Journée internationale des droits des femmes.
Pour ce PS je vais faire du pur “Josette”: mordante, directe, poil à gratter, engagée, abrasive mais tellement convaincue de l’importance de la fonction qui accélère votre professionnalisme et vous permet de briller.
Soyons honnêtes : les femmes composent la majorité des S – A – OM. C’est donc votre plus proche collaboratrice qui encaisse vos urgences, vos revirements, vos “tu peux juste…” ou “tu peux gérer ça vite fait”, vos demandes insensées à 18 h 59 quand tout le monde est déjà parti, vos réunions posées à la dernière minute, vos mails envoyés à 3 h du matin, vos silences dévastateurs quand tout clignote en rouge. C’est encore elle qui attend patiemment votre décision quand tout brûle, qui gère haut la main vos imprévus et vos caprices de dernière minute, rattrape vos oublis, fait tourner votre organisation, amortit vos colères, organise votre chaos, rassure votre équipe désorientée, protège votre agenda, fluidifie vos journées, tient votre quotidien debout pendant que vous vous félicitez d’être “sous pression” et vous permet d’avancer pendant que vous, souvent, “n’avez même pas le temps de la voir” !
Elle exécute tout cela sans même que vous vous en rendiez compte et… reste dans l’ombre !
Alors… en ce 8 mars, qu’avez-vous fait pour celle qui vous porte toute l’année à bout de bras et vous soutient sans jamais réclamer la lumière ? Pas un smiley. Pas un rapide “Je sais que tu gères”. Pas un post LinkedIn. Pas un chocolat. Pas un “Merci pour tout” lâché entre deux portes. Un vrai geste. Un vrai partage de charge. Une vraie reconnaissance de son rôle. Une responsabilité que vous reprenez enfin. Parce que si votre 8 mars s’est résumé à un message automatique, autant être honnête : ce n’est pas un hommage, c’est un alibi.
Pour remettre un peu de vérité dans tout ça : “Plutôt que de célébrer le courage des femmes, il vaut mieux prendre sa part et les aider.” Lola Lafon.
Avec cette citation je vous invite à passer à l’action dès la lecture de ce billet. Avec une réelle reconnaissance Cunégonde Michu pourrait même se révéler et vous surprendre après son réveil salarial !
Lire la série des billets de Josette : l’attractivité d’un portfolio [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ] [ 4 ] [ 5 ]
